Secrets de Pays ,un bien bel article sur la processionnaire

Secrets de Pays ,un bien bel article sur la processionnaire

Secrets de Pays ,un bien bel article sur la processionnaire

La revue semestrielle des pays de Dordogne, Périgord et Aquitaine consacre un article de fond à la chenille processionnaire du pin. On y parle de vulgarisation du ycle de vie, de progression de l'insecte sur notre territoire, des poils urticants et du danger d'urtication pour l'homme comme pour les animaux domestiques, des moyens de s'en protéger.

La rédactrice sensibilisée parce que personnellement concernéeessaye de vulgariser le sujet et nous fait la part belle, elle nous fait en effet confiance depuis de nombreuses années!

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Chenilles processionnaires : alerte !

Ces cocons blancs fixés sur les branches de pins, tout le monde peut en voir dans son jardin, dans les espaces verts et les forêts. Ils abritent ces redoutables envahisseurs que sont les chenilles processionnaires ; un fléau pour l’environnement et l’écologie qui mérite notre attention.

 

Qui sont-elles ?

La chenille processionnaire est un insecte à activité nocturne. Le réchauffement climatique lui a permis de coloniser le territoire français en pénétrant vers le nord et les zones montagneuses. Sa propagation a été favorisée par la plantation massive de pins dans les zones urbaines et péri-urbaines, en raison de leur résistance aux situations climatiques extrêmes (sècheresse et grands froids).

On remarque sa présence grâce aux nids d’hiver devenus aujourd’hui malheureusement familiers dans nos paysages ; des nids situés sur les hautes branches, gros cocons blancs et soyeux où la colonie se réfugie pour affronter l’hiver. Ils sont construits au sud afin de capter au mieux les rayons du soleil. La colonie y est bien à l’abri car ce nid peut atteindre 15 à 20 degrés de plus que la température extérieure au moment le plus chaud de la journée. Elle y séjourne la journée et y digère la nourriture ingurgitée lors des sorties nocturnes. Attention car le nid restera urticant même après le départ de ses locataires ! Abandonné, il se dégradera avec les intempéries.

La chenille adulte est un papillon de nuit qui émerge de terre en été et ne vit que le temps de la reproduction. Les femelles pondent 80 à 300 œufs disposés en manchon sur les aiguilles de pin. Un mois après l’éclosion des larves, les jeunes chenilles commencent à dévorer les aiguilles de l’arbre. Les bouts de branches jaunissent ressemblant alors à des brins de paille.

De janvier à avril elles quittent le nid, conduites par une chenille de tête. Sur la façade atlantique, les processions peuvent avoir lieu dès octobre et se prolonger jusqu’au printemps en fonction du décalage des pontes effectué par les femelles. Les chenilles vont alors s’enterrer dans le sol, entre 5 et 20 cm de profondeur, pour se transformer en chrysalides.

Le pin noir d’Autriche et le pin Laricio de Corse sont des essences colonisées en priorité mais « pas que » ! Tout conifère peut être attaqué, y compris le cèdre.

Ce sont des insectes nuisibles ravageurs qui dès leur naissance font preuve d’une redoutable voracité à l’égard des aiguilles de pin qui constituent leur nourriture exclusive. Les dégâts sont considérables allant jusqu’à la défoliation totale des arbres.

 

 

Un danger pour l’homme et les animaux

La chenille est dotée de milliers de poils urticants très dangereux pour l’homme et les animaux. Ces poils microscopiques, situés sur le segment dorsal, peuvent être libérés par la chenille en situation de

 

danger ou de stress. Ce sont alors des milliers de poils urticants qui, en suspension dans l’air ou portés par le vent, pourront se déposer sur l’homme ou les animaux.

 

 

Ces poils urticants sont pointus et munis de minuscules crochets en forme de harpons. Cette structure particulière permet au poil de s’accrocher à la peau, aux cheveux, aux vêtements, etc. Lors du retrait des vêtements, ou bien par la transpiration, ils migreront et se disperseront sur la peau pour créer de nouvelles atteintes.

Pour chasser ce corps étranger, le réflexe sera de gratter la zone lésée. Le poil se brise alors et libère, tel une ampoule, la substance urticante appelée « thaumétopoéine », qui a donné le nom latin de la chenille processionnaire : thaumetopoea pityocampa. La thaumétopéine provoque une réaction dans l’organisme par libération d’histamine… la réaction allergique démarre.

Les chiens et chats domestiques sont souvent victimes de ce fléau. En cas de problème, ne pas hésiter à les conduire en urgence chez le vétérinaire car les nécroses affectant notamment la langue peuvent être invalidantes et empêcher l’animal de se nourrir.

 

Quelles manifestations peut-on observer chez l’homme ?

Sur la peau : des inflammations ou éruptions douloureuses apparaissent dans les huit heures qui suivent le contact. Elles sont généralement accompagnées de boutons, de démangeaisons violentes et quelquefois de lésions des tissus. Elles se font aussi bien sur les parties découvertes de la peau que sur les autres zones. Les poils urticants se dispersent facilement par le grattage, le frottement des vêtements, la sueur.
Dans les yeux : une à quatre heures après le contact, les yeux commencent à larmoyer, deviennent rouges et douloureux. Lorsqu’un poil parvient à s’enfoncer dans les tissus oculaires, des réactions plus sévères apparaissent et peuvent conduire, sans soins, à la cécité.
Par inhalation : le système respiratoire n’est pas épargné, les manifestations vont du simple éternuement aux maux de gorge, ou causer de l’asthme.
Par ingestion : le contact avec les muqueuses provoque de violentes réactions telles qu’hypersalivation, vomissements et douleurs abdominales. Il faut impérativement consulter !

Lors de contact direct par léchage, les animaux domestiques réagissent violemment. Les tissus atteints meurent et créer des nécroses. Dans les cas les plus sérieux, un œdème peut apparaitre, accompagné quelquefois de symptômes de malaise général (céphalées, crampes musculaires, fièvre, malaise cardiaque, vertiges, vomissements, œdèmes de Quincke). Si ce type de symptôme apparaît, il faut rapidement se diriger vers les urgences les plus proches !

 

Les méthodes de luttes

La chenille processionnaire est un insecte réellement indésirable dans le proche environnement humain ou animal. Il faut agir en amont par des méthodes de lutte adaptées à l’infestation. Il n’existe pas de solution définitive pour éradiquer ce nuisible. Il faut être attentif et parfois combiner diverses solutions.

De septembre à janvier, l’échenillage mécanique peut être pratiqué sur des petites surfaces. Si les

 

branches sont accessibles, les couper et faire brûler les nids en ayant soin de ne pas se mettre face au vent car les poils sont volatiles. Bien entendu, ne jamais les mettre dans un sac poubelle !

Il existe des pièges à installer de novembre à avril, extrêmement efficaces, destinés aux particuliers voire aux collectivités et professionnels des espaces verts en zones urbaines ou périurbaines ; des écopièges à poser dès l’apparition des nids en hiver.

Pour les avoir mis en place dans mon jardin, je peux louer leur fort taux de réussite. Ces colliers ont la particularité de collecter les chenilles lors de la migration au sol, permettant ainsi leur destruction.

La mésange, redoutable prédateur de la chenille processionnaire

En période hivernale, une seule mésange peut consommer jusqu’à 500 chenilles par jour ! Elle ne craint pas les poils urticants et prédate plus encore en période de nidification pour nourrir ses oisillons. Les études montrent que la réduction des populations de chenilles est de 10 à 40 % à proximité des nids de mésanges. Il est donc conseillé d’installer des nichoirs auprès des pins infectés.

Aspect méconnu cependant, cet oiseau prédateur exerce un effet dominateur sur les autres oiseaux. Les passereaux en font les frais, notamment lors d’hiver rigoureux. Nous l’ignorons peut-être mais il existe une hiérarchie imposée par la mésange. Elle se sert en premier et les autres oiseaux, de plus petite taille, attendent leur tour pour se nourrir. Et oui, si jolie mésange… Comme quoi il ne faut pas se fier à l’apparence !

 

Un jardin sans pesticide pour la biodiversité

Chaque jour nous entendons parler de la protection de l’environnement et des méfaits de l’utilisation des pesticides sur notre santé. La conscience collective doit cependant encore évoluer et prendre en compte les risques liés à l’utilisation des pesticides pour la biodiversité, notre santé et celle des générations futures.

La biodiversité favorise les prédateurs naturels dans la lutte alternative. Les mouches et guêpes sont des auxiliaires efficaces qu’il faut préserver par l’absence de pesticides. Si nous sommes respectueux de l’environnement, une cohorte de prédateurs de la chenille processionnaire peut ainsi exister ; outre la mésange, la chauve-souris (prédateur des chrysalides), le coucou geais, l’engoulevent.

Il est donc fondamental de ne pas pulvériser jardins et espaces verts de pesticides qui auraient inévitablement un impact sur la faune auxiliaire. Certains produits nocifs perdurent de longues années dans le sol mais également dans nos habitations, sur nos tapis et nos intérieurs.

Il est urgent de modifier les comportements afin de limiter notre impact sur la nature, pour que les générations futures puissent vivre dans un environnement préservé.

C’est l’affaire de tous… J’ajouterais même, le devoir de tous !

Françoise Cheyrou

 

 

La Mésange Verte est depuis 2009 le spécialiste de la lutte alternative et écologique contre la chenille processionnaire. Il s’agit d’une entreprise familiale et innovante impliquée dans la recherche et le développement. Elle est l’inventeur du collier Ecopiège, produit phare de piégeages des processions, testé par l’INRA et validé par des résultats dépassant les 96 % de réussite.

 

Contact : La Mésange Verte, 11 rue de la Retirada, 66670 Bages, www.lamesangeverte.com

 

 

 

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