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Conseils - 2015/2016 triste record de prolifération de la chenille processionnaire

2015/2016 triste record de prolifération de la chenille processionnaire (23-03-16)

2015/2016 triste record de prolifération de la chenille processionnaire

Triste record car c'est en effet l'année où le volume des populations de la chenille processionnaire est au plus haut depuis 10 ans. Cette flambée est ressentie aussi bien au niveau des particuliers que des collectivités et le niveau des plaintes et des atteintes n'a jamais été aussi haut. Pour arriver à supporter ces attaques, il faut anticiper la lutte.

 


C'est en effet la pire saison que nous ayons connu depuis 10 ans en terme de prolifération de la chenille processionnaire

Le nombre d'arbre infectés est très important en France car le territoire de la chenille processionnaire du pin s'est considérablement étendu au Nord comme en altitude. Le nombre de nids par arbre est quelquefois très important pouvant atteindre jusqu'à 30 nids par arbre. Ces derniers sont parfois très volumineux et peuvent accueillir jusqu'à 300 chenilles. Lorsqu'on fait le calcul sur certains arbres, c'est plus de 5000 chenilles et des milliards de poils qui vont processionner à vos pieds !


La faute à deux années consécutives de douceur

 

La climatologie clémente a permis l'extension du territoire du nuisible et une meilleure survie des colonies. Elle a également permis des écarts du cycle de vie de l'insecte. On a pu observer cet automne des larves prêtes à effectuer leur procession dès la fin du mois d'octobre alors que la saison habituelle des processions est généralement février/mars. Ce phénomène de désaisonnalité s'est produit de façon très récurrente cette année et sur de nombreux territoires. Certains nids d'hiver sont apparus bien plus tardivement et plus fréquemment en janvier, donnant lieu à des processions tardives. De jeunes colonies sont venues se mélanger à des colonnies matûres avant les processions ce qui a rendu la capture complexe et délicate.


La lutte devient plus complexe

 

En raison du volume d'infestation, quelquefois très important et surtout parce que l'étalement des processions rend plus difficile la planification des dates d'intervention et les mesures à mettre en œuvre, la lutte se complexifie.

 

Cette année, la prolifération des chenilles processionnaires est telle que parfois le collier Écopiège® ne suffit plus

 

Certains envisagent la coupe de leur conifère et parfois en grand nombre. La ville de Blois en fait partie. 109 pins vont être prochainement abattus.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2016/03/23/Chenilles-processionnaires-109-pins-vont-etre-abattus-2662022

Chez certains particuliers, des arbres totalement défoliés deviennent ingérables à cause de processions de famines. Dans ces situations, les chenilles tentent de changer d'arbre et descendent par milliers au sol ou tombent par grappe de l'arbre. Stationner sous de tels sujets relève véritablement de l'imprudence tant le danger est grand.


Le collier Écopiège® va devoir s'adapter à cette prolifération pour préserver les conifères et assurer la protecttion des humains et des animaux de façon optimale.


Prévention et intervention à tous les niveaux semble être la meilleure piste

 

Les futurs mois vont être importants et les retours de la collecte des pièges à phéromone cruciaux pour envisager et planifier les différentes méthodes de lutte à mettre en œuvre.

  • L'échenillage des pontes et des pré-nids est une méthode radicale à des stades où l’insecte n'est pas encore urticant (demande cependant un peu de temps et que les premières branches soient accessibles à la coupe).
  • Pour les zones fortement atteintes ou les grandes surfaces, les pulvérisations de BTK semblent être la meilleure solution, à condition de les espacer dès que la poussée de la processionnaire se fait moins forte.
  • La pose de nichoirs à mésange est un complément ultra efficace.
  • Les gîtes à chauves-souris sont une excellente complémentation.

 

Préserver la biodiversité

 

Ne pas utiliser de pesticides dans les espaces verts permet de préserver la biodiversité et donc les prédateurs naturels que sont certaines espèces de mouche ou guêpes. Ce sont de précieux auxiliaires qui parasitent l'insecte à tous les stades et pondent des oeufs dans leur corps. Ces oeufs se développeront au détriment de la chenille processionnaire. Les Huppes, engoulevants et chauves-souris doivent aussi être préservés pour jouer leur rôle de prédateur dans des jardins exempts de pesticides. Il est donc primordial de préserver notre environnement.
 
 
 
 
 

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